Mosaïste : Catherine Juge Thouroude

 

Un monde de transparences irisées

 

Regard, geste, passion de la couleur et amour du métier fondent l’activité artistique de Catherine Juge Thouroude.

Venue à la mosaïque par le dessin et la photographie, elle a connu, à Ravenne, à l’Académie des Beaux-Arts et devant les chefs d’œuvre byzantins de Saint-Vital, un choc de la reconnaissance qui a libéré en elle assez d’énergie pour toute une vie consacrée à la mosaïque.

 

Depuis lors, Catherine Juge Thouroude met ses travaux et ses jours au service de l’image. Son désir constant de montrer, d’orner et d’embellir, prend corps dans la représentation et la matérialité, à travers une palette arc-en-ciel de tesselles de couleurs.

 

Ciels bleu-orangés de Hollande, horizons diaphanes de l’Inde tropicale, splendeur minérale de son lieu de création pyrénéen. Telles sont les sources de la lumières diaprée, des gammes chatoyantes qui enflamment chez elle ce matériau privilégié de la mosaïque et du vitrail qu’est le verre.

 

Si la spiritualité se laissait matérialiser, elle serait de verre. Car le verre, à cause de sa transparence, de sa dureté fragile, matérialise l’immatériel. Il ne retient de lumière que le peu dont il a besoin pour révéler ses formes et ses coloris.  Le verre rend visible l’esprit des choses.

 

La pratique de la mosaïque engage la créativité visuelle de l’artiste tout autant que ses compétences manuelles, sa polyvalence technique.

Rompre et unir, sont les verbes premiers de la mosaïque. Car pour peindre avec ces pigments durcis que sont les tesselles, il faut calculer, casser, tailler, composer, ajuster.

 

Tandis que la peinture utilise une substance fluide, la mosaïque se sert, elle, de coloris pétrifiés: marbre, pâte de verre, émail ou grès.  Elle est à l’aise aussi bien sur les murs que sur le sol, en intérieur ou à ciel ouvert.

 

La mosaïque fait la part belle aux intervalles, interstices, silences, et autres blancs entre les pièces de marbre ou de verre fixées sur un support. C’est pourquoi elle est aussi expression musicale : le silence – entendons le vide entre les tesselles – fait vibrer la lumière et devient une composante fondamentale de la mosaïque devenue image.

Le rythme est un élément esthétique tout aussi déterminant pour l’assemblage des tesselles qu’il l’est pour la succession cadencée des sons.

L’énergie du trait, le rythme des gestes et du dessin animent le mouvement des tesselles choisi par l’artiste mosaïste.

Tout à la fois vitraux-sculptures et mosaïques-lumière, ces œuvres célèbrent l’union du verre et de la pierre, de l'opaque et de la transparence, de la couleur et du solide. Dans l'habitat moderne, l’intensité lumineuse variable des jours transforme, estompe, magnifie et poétise la matière pure qui les constitue.

 

Ce qui embellit le patrimoine, privé ou public, embellit aussi la vie. Certes, la mosaïque orne depuis longtemps l’intérieur et l’extérieur de nombreux édifices religieux et civils. Mais, le plus souvent, l’opacité est la règle, c’est-à-dire l’apposition d’une image plane sur un support. Or la mosaïque-lumière existe au contraire à travers la transparence, la profondeur et l’espace. Elle est une œuvre autonome en trois dimensions.

 

C’est pourquoi les mosïques et mosaïques-lumière de Catherine Juge Thouroude se trouvent d’abord dans des parcs et châteaux, des chapelles, des jardins et des intérieurs où ombres et clartés les font vibrer.

Architectes, paysagistes et designers le savent bien, qui font régulièrement appel à son savoir-faire, qu’il s’agisse de création contemporaine, de copies d’antique ou de restauration.

 

Mosaicist : Catherine Juge Thouroude

After an initial career in photography Catherine Thouroude has chosen to work in another art form: the creation of mosaics, the reconstruction of harmony and balance from broken fragments -- mosaic tesserae.

She finds her inspiration from the folk art of peoples who draw with sand, wood, stone and shells; for whom pictures are a eulogy to the materials used.

She defines herself as a mosaicist. The material is the source of all her creativity, defining her working methods. This is how she presents herself to the participants on her courses. Mosaic art is the guiding principle of the workshop.

 

Training

* Mosaic art and techniques, at the Scuola Arte del Mosaico, (Ravenna, Italy)

* Art therapy, at Inecat (Paris), where the trainees are asked to search for the answers to life's questions, one by one, and then to bring them together to make up a whole -- life seen as a mosaic!
* Psychiatry, psychotherapy and creativity, at the Paul Sabatier University (Toulouse), under the direction of Drs M. Escande and F. Granier.

 

Practical experience

Training in the art and craft of mosaics: Summer schools, weekly classes.

Decorative work: wall coverings, bathroom schemes, mirrors, indoor and outdoor tables, made to order.

Art therapy : work with mental health institutions

Rehabilitation : work at resource centres

Children's activities : “Kids’ Dreams ”: 100 children were brought together to make a reproduction of an ancient mosaic, under the aegis of the Chevaliers du Ciel, a charitable organisation.

 

The workshop

The workshop is equipped with all the necessary tools and equipment, with a large choice of mosaic tesserae in a multitude of colours and types of meterial.

The individual workbenches are grouped together.

 

Catherine's training principles

You progress by listening to the materials which are destined to become the work of art. It is a conversation between four actors: you, the teacher, the project and the material, mediated by hands and tools. Each one imposes its own constraints. The pleasure comes from satisfying the different partners.

The work progresses, in a process of careful reflection. As one movement follows another, you recognise and formalise your ideas. Whether in glazed ware, stoneware, glass or marble, the work is a succession of choices, of indefinitely repeated actions, the consequences of which slowly come to light.

There is a new relationship between you and the mosaic. It is your creation; your personal attention has given it life.

Discovering mosaics
The construction of a mosaic is the story of an encounter -- a meeting with the primary materials. This is where the relationship begins.

Understanding the meaning of time
Living a relationship means having a certain rapport with time. The mosaic, the result, is not what counts. More important is the discovery of new skills which, one by one, lead to the final product.

Getting involved
The fragments used, the tesserae, are the real mirror of the mosaicist. Discreetly, they show him the truth about his sensitivities, his hesitations, his creative leaps, his weaknesses, his strengths... This meeting only happens when the mosaicist wants it and only if he is prepared to listen.

 

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